Foresterie
L’industrie forestière est en crise parce qu’elle repose sur un modèle qui extrait la ressource rapidement et vise surtout le profit, sans tenir compte des réalités des régions.
Dans ce modèle :
- les décisions sont prises loin des communautés concernées et des travailleuses et travailleurs;
- le système est très centralisé, ce qui laisse peu de pouvoir aux régions;
- le bois est exporté vite et peu transformé;
- plusieurs villages dépendent d’une seule usine, et s’appauvrissent quand l’usine doit ralentir ou fermer.
Il faut maintenant gérer la forêt selon les capacités du territoire pour protéger les écosystèmes, restaurer les milieux abîmés et reconnaître la gestion territoriale autochtone et diversifier l’économie forestière en développant des filières locales à forte valeur ajoutée (acériculture, PFNL, nouveaux usages) et faire en sorte que la richesse générée par la forêt reste dans les communautés. Il faut également prendre en compte le bien-être des communautés et des travailleuses et travailleurs.
C’est sur ces postulats que se base la campagne foresterie à TJC.
Campagne foresterie de TJC
Depuis l’hiver 2026, la campagne foresterie a pris un nouveau tournant. Le projet pilote est en développement dans Lanaudière nord (Matawinie), en partenariat avec l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC). L’objectif du projet est de construire une économie diversifiée, écologique et démocratique, portée par et pour les communautés forestières. Ainsi, les communautés seront plus résilientes et la pression sur la ressource sera diminuée.
Une première assemblée de village a eu lieu à Saint-Michel-des-Saints en juin 2026. Il est prévu de faire deux autres assemblées en Matawinie d’ici le printemps 2027.
L’idée est de réduire la pression sur la ressource forestière en diversifiant les usages, au lieu d’être dans une logique extractiviste. La diversification économique de la filière foresterie peut prendre différentes formes : produits forestiers non ligneux (champignons, plantes, petits fruits, etc.), biomasse, partages de savoirs traditionnels autochtones, foresterie écologique, usages récréotouristiques, etc. L’IREC a produit un portrait économique du secteur dans la région Lanaudière Nord. Vous pouvez consulter le rapport de l’IREC dans les outils de campagne ci-dessous.
Pour toute question sur le projet, contactez Sophie Verdon, coordonnatrice de la campagne foresterie.